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Annick Laurancy : " On a vraiment eu un super groupe cette année !"


Arrivée dans la cité blésoise en 1974, Annick Laurancy est bénévole à l’ADA depuis 28 ans. D’abord accompagnatrice d’équipes de jeunes où elle suivait l’un de ses fils, elle vient de boucler sa 20ème saison aux cotés de l’équipe première. Au-delà d’être aux petits soins pour les joueurs, elle est aussi leur confidente. Egalement investie au RC Blois, Annick a accepté de nous faire partager son expérience au sein de l’ADA Basket.

Quels sont tes différents rôles au sein du club et particulièrement autour de l’équipe de Nationale 1 ?

Je gère tout ce qui concerne la logistique. Je m’occupe de la réservation et de la négociation des prix des hôtels pour les rencontres à l’extérieur. Concernant l’alimentation, je connais les attentes du coach avec lequel on échange donc je réserve des repas et des collations qui sont les plus adaptés possibles aux besoins des sportifs de haut niveau. J’interviens également dans la gestion de l’intendance des appartements où résident les joueurs (Etat des lieux, soucis du quotidien…). Enfin, je fais le lien pour tout ce qui concerne le suivi médical des joueurs. Si on devait résumer, le but est que tout soit bien cadré et que les joueurs soient dans des conditions optimales pour être le plus performant possible lors des rencontres.

Est-ce que ton rôle a évolué au fil des saisons, notamment dans ton rapport avec les joueurs ?

Dans les grandes lignes, pas vraiment. Mon rôle auprès d’eux est toujours sensiblement le même, à savoir qu’il faut être capable de tout penser pour eux. Ce qui a changé, ce sont principalement des petits détails qui sont notamment liés à la professionnalisation de la division. Par exemple, au niveau de la nutrition, on fait preuve de beaucoup plus de rigueur maintenant qu’il y a quelques années. En ce qui concerne les déplacements, nous partons quasiment systématiquement la veille des matches alors qu’avant la majorité des déplacements s’effectuaient le jour du match. Donc cela nécessite une bonne organisation et tout est fait pour que les habitudes ne soient pas bousculées.

Tu fais également partie du bureau directeur du club. Est-ce que c’est important pour toi ?

Oui, c’est pour moi une nécessité car cela me permet de faire le lien entre ce qui se passe au sein de l’équipe et les membres du comité directeur. Je suis donc au courant des différentes décisions qui peuvent être prises et de mon côté je fais remonter des informations dans le but que les choses se passent du mieux possible pour tout le monde.

Est-ce que tu as rapidement senti que ce serait la bonne année et que peux-tu nous dire de l’ambiance au sein du groupe ?

On a vraiment eu un super groupe cette année ! Dès le début de la saison, j’ai senti une grosse cohésion entre les joueurs. Ils n’ont à aucun moment baissé les bras. On a vécu une seule fois un naufrage collectif cette saison, c’était à Aix-Maurienne. Mais lors de cette défaite, je n’ai pas du tout senti les joueurs déstabilisés. Trois jours plus tard, on jouait à La Rochelle et le groupe a tout de suite eu une grosse réaction. Avec le staff, notre plus grosse crainte était qu’il y ait des joueurs qui se blessent. On sait trop que l’issue d’une saison peut se jouer sur des petits détails. J’insiste vraiment sur le fait qu’il y avait quelque chose de spécial cette saison. Ça se ressentait notamment lors des repas pris ensemble à l’extérieur où il y avait toujours de la bonne humeur, des rires, ce qui n’est pas le cas chaque saison.

Tu as donc vécu les trois finales perdues (2012, 2013, 2015) depuis le banc de touche. Comment est-ce que l’on gère de telles déceptions ?

Sur le coup c’est vraiment difficile. Je suis très affectée pour les joueurs qui ont fait d’énormes efforts durant toute la saison. A force, on ressent comme une certaine injustice. Mais lors de ces finales, il y avait à chaque fois beaucoup de dirigeants, partenaires et supporters du club qui s’étaient déplacés. Alors tous ensemble, on a toujours su rebondir très vite et on se persuade qu’on va finir par y arriver. Ce qui est sûr, c’est que cette saison, on voulait vraiment tout faire pour terminer à la première place afin d’éviter ces fameux matches couperets où tout peut s’écrouler en l’espace de seulement 40 minutes.

Quelle est pour toi la période de la saison qui est la plus difficile à vivre ?

Incontestablement, c’est en fin de saison lorsque certains joueurs s’en vont. C’est toujours très difficile car il y a très souvent des relations fortes qui se créent. Quand ils s’en vont, tout s’arrête brutalement. Je suis pour eux comme une maman, une confidente donc forcément, la séparation est difficile. Il ne faut pas oublier que même si moi je suis là pour leur bien être, eux aussi m’apportent énormément.

Quel est ton meilleur souvenir depuis que tu accompagnes l’équipe première de l’ADA ?

C’est la montée de Nationale 2 en Nationale 1 lors de la saison 2004/2005 avec Gilles Versier. Nous avions remporté le Final Four à Landerneau. Un très grand moment !

Est-ce que tu as quelques anecdotes à nous raconter ?

Il y en a beaucoup effectivement. Nous avons eu quelques péripéties lors de voyages en avion quand nous avions joué dans le Sud de la France. Un jour, Zaka Alao avait oublié son passeport et ne s’en était aperçu qu’à l’aéroport. Sa femme avait dû faire le trajet depuis Blois pour lui apporter en urgence. Il y avait également eu aussi Souleymane Coulibaly qui avait perdu son billet pour le retour. Il avait quand même pu embarquer à l’époque. Je garde aussi en mémoire que nous étions tombés en panne avec le car en rentrant d’Hagetmau où nous avions gagné notre premier match à l’extérieur cette saison là. Nous nous étions retrouvés sur le talus et la bonne humeur était présente malgré la panne !

Est-ce que l’an prochain tu sillonneras de nouveau les routes de France pour une 21ème saison avec l’équipe première ?

On m’a fait comprendre qu’on voulait bien encore de moi donc oui, je vais continuer l’aventure et découvrir la Pro B. J’aime beaucoup ce que je fais donc je n’ai aucune raison de m’arrêter.



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