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Bilan Mi-Saison avec Benjamin Avon - Coach Adjoint de l’ADA Basket


Suite au départ de Simon Elhaïk à la fin de la saison dernière, l’ADA Basket a dû s’attacher les services d’un nouveau coach adjoint cet été. Les dirigeants blésois se sont donc tournés vers Benjamin Avon qui connaissait déjà le club pour y être passé en 2009 et 2010. Avant le début de la phase retour samedi prochain face à Denain, Benjamin revient sur la première partie de saison de l’ADA Basket et sur la manière dont il a vécu les choses. Il évoque également le début de la phase retour en nous faisant part de son optimisme tout en gardant les pieds sur terre.

Le bilan comptable (8 Victoires, 9 Défaites) est plutôt satisfaisant ?

Pour un promu, on est quasiment à l’équilibre donc je pense que c’est plutôt positif, encore plus lorsque l’on connaît le contexte des premières semaines de la saison où on a vite eu du monde à l’infirmerie. La deuxième quinzaine de décembre et les 3 premiers matchs en janvier ont vraiment été très intéressants. Le fait que l’infirmerie se soit vidée y est pour beaucoup. On a pu enfin trouver de la constance. Avec un groupe renouvelé à 80%, beaucoup de blessés et en étant promu, être à 8 V, 9 D est donc plutôt satisfaisant. Je vois également 3 ou 4 matchs vraiment probants à l’extérieur (Evreux, Nantes, Lille et la 2ème mi-temps à Bourg) qui nous ont vraiment montré qu’avec un groupe au complet on peut jouer les yeux dans les yeux avec tout le monde.

Comment la succession de blessures a t-elle été vécue ?

Quand tu vois que dès la fin du mois d’août on démarre avec plusieurs blessés, tu te dis que la saison peut potentiellement être longue et compliquée. Maintenant, abandonner n’est jamais une solution. Il faut s’efforcer de garder le sourire et de travailler avec les gens qui sont là, d’avoir des mots fédérateurs et leur faire comprendre que l’orage va passer. C’est ce qui a fini par se passer. Les gars ont continué à travailler et on a commencé à en récolter les fruits au mois de décembre.

Est-ce qu’il y a eu une vraie inquiétude après la défaite face à Aix-Maurienne ? (Le bilan était alors de 2 V pour 7 D)

Oui bien sûr qu’il y a eu une vraie inquiétude. On manquait de rythme, de consistance et on a eu deux matchs où on a fait un écart et où on s’est fait reprendre. Forcément, tu te poses forcément des questions et tu n’as pas forcément des réponses très optimistes.

Est-ce que tu penses que le match face à Poitiers (Victoire 95/90) a vraiment eu un impact sur la suite du championnat ?

Ça fait toujours du bien à la tête de gagner un match. Je ne sais pas si ça a réellement été un détonateur car le groupe a toujours très bien travaillé. Le groupe s’est construit moins vite que prévu mais le groupe a toujours évolué. Malgré le mauvais bilan, on était quand même à ce moment la 4ème défense du championnat à ce moment là.

Les matchs face à Poitiers puis face à Nantes ont vu les retours successifs de Moïse et de Florent. L’impact de ces retours a forcément été important ?

A partir du moment où on retrouve de la rotation, le contexte est plus motivant. Il y a plus d’envie et ça joue sur l’ensemble du groupe. Il y a aussi parallèlement des joueurs qui ne sont jamais plus forts que lorsqu’ils sont dos au mur.

Le retour d’Eric Boateng, lié au fait que le club d’Angers ait sollicité l’ADA Basket pour s’attacher les services de Stephen (Nwaukoni), a t-il été bénéfique ?

Oui, ça été une très bonne opportunité et les résultats donnent raison. C’est un joueur qui connaissait déjà le club et le système Mickaël Hay. C’est un joueur qui apporte un peu plus de taille et plus de dissuasion. Le groupe a confiance en Eric alors qu’il avait perdu la confiance en Stephen malgré sa très bonne volonté. Eric est beaucoup plus expérimenté, il a moins de déchet. Ils sont tous les deux très bosseurs. Eric apporte une force de dissuasion en deuxième rideau qu’on avait pas. Si y’avait pas eu ce changement, cela aurait pu être très compliqué.

Benjamin Monclar n’était pas forcément attendu comme le leader offensif de l’équipe en début de saison ? Que peux-tu nous dire à son sujet ?

Déjà, Benjamin connait la Pro B. Ensuite, les shooteurs sont parfois beaucoup plus à l’aise en Pro B qu’en NM1 car les défenses sont plus écartées. Il a apporté beaucoup de stabilité au groupe et c’est un bosseur. Il est très régulier et Il fait une excellente saison. Il a la confiance des coachs et du groupe.

Un mot également sur Florian Thibedore qui est le plus ancien blésois et qui fait lui aussi une très bonne première moitié de championnat ?

Flo, sa qualité première, c’est la percussion et l’impact. Même s’il en a un peu moins en Pro B qu’en NM1, il a su trouver cette saison un niveau d’adresse qu’il n’avait pas la saison dernière. Il sait aussi donner sa part au chien défensivement et il apporte beaucoup de création. Et il est bien sûr pleinement intégré au système de Mickaël.

La 17ème journée du championnat a une nouvelle fois montré que le championnat est très dense. Qu’en penses-tu ?

Comptablement, ça a l’air très homogène mais il me semble quand même que c’est un championnat à deux vitesses où il y a d’un côté les équipes de la première partie de tableau et de l’autre les équipes de la deuxième partie. On pourra certainement s’en rendre compte davantage d’ici quelques journées.

Où se situe l’ADA Basket du coup ?

Je regarde plus devant que derrière, il faut avoir un discours positif. Dans ma tête, on a réellement commencé le championnat début décembre. Quand tu vois que tu gagnes à Nantes, à Lille et que tu gagnes la 2ème mi-temps de 20 points chez le nouveau leader, tu ne peux pas t’empêcher de regarder devant. Maintenant, il faut garder les pieds sur terre car les matchs s’enchaînent vite et on n’est jamais à l’abri de nouvelles blessures qui peuvent remettre beaucoup de choses en cause. Tout peut aller vite dans un sens comme dans l’autre.

Quelle équipe t’as le plus impressionnée lors de cette phase aller ?

Bourg par la densité de sa raquette. Peacock, Ndoye et Pelos, c’est très fort. La JL Bourg m’apparait vraiment comme étant l’équipe la plus solide du championnat. Cette équipe est maintenant lancée et je la vois terminer à la première place. Fos joue également très bien au basket. Ils ont beaucoup surfé en début de saison sur le fait que l’effectif n’avait pas beaucoup bougé par rapport à celui de la saison dernière. Ils ont logiquement été rapidement en place mais ils commencent à avoir eux aussi des pépins physiques. Sur la dynamique actuelle, je vois Bourg dérouler sur la phase retour. Après, il reste toujours des aléas. Bourg n’a pas non plus une profondeur de banc énorme et ils ne sont pas à l’abri, comme chaque équipe, de devoir faire face à des blessures.

Comment as-tu vécu ton retour à l’ADA Basket ?

Le club a bien changé. Le club s’est structuré tant sur le plan administratif que sur la logistique. La gestion des déplacements est optimisée. Même si je connaissais le club, c’est un nouvel environnement auquel j’ai dû m’adapter. Et c’est également la première fois que je travaille avec Mickaël.

Quel est le rôle du coach adjoint ?

Mon rôle est d’être le bras droit de Mickaël. Je suis dans les coulisses. Je fais tout le travail vidéo, je fais du travail par postes et du travail individuel. J’essaye d’amener toutes les informations à Mickaël pour qu’il puisse prendre les décisions collectives qui s’imposent dans sa philosophie de basket à lui.

Qu’est-ce que tu penses du public blésois ?

Malgré le début de saison difficile, les supporters « irréductibles » n’ont jamais rien lâché et c’est super appréciable. C’est aussi toujours agréable d’aller en déplacement et de voir des gens qui viennent nous encourager avec le maillot de l’ADA Basket sur les épaules. C’est un soutien qui n’est pas loin d’être inconditionnel et c’est important. On a un public plutôt sympa et conciliant. Ça aide forcément à travailler dans la sérénité mais il ne faut pas non plus qu’on ait l’impression qu’on puisse tout nous pardonner.

Que peux-tu nous dire concernant Maxime Roos ?

Maxime, c’est le gros point de frustration de la saison. C’est un garçon qui a un vrai potentiel. Il a de grosses qualités athlétiques et il peut être très adroit. Malheureusement pour lui, sa première année en tant professionnel aura été gâchée par une blessure. S’il avait pu travailler avec nous dès le début, c’est un garçon qui aurait pris de la place dans le groupe. Maintenant c’est un garçon équilibré et qui a de la ressource, il aura de nouveau sa chance.

Un petit mot sur Rudy Jomby et Karl-David Nkounkou ?

Rudy est un garçon attachant. Je l’ai senti déçu de partir. Il était bien à Blois. Cela a vraiment été une rencontre attachante. Il a des qualités athlétiques assez incroyables ! C’est vraiment un garçon qui a quelque chose. C’est un mec super optimiste, toujours souriant. Il a apporté de la bonne humeur dans le groupe et aussi de la grinta en jouant un peu avec le public. Karl-David avait la lourde tâche de suppléer l’absence de Moïse. C’est un joueur encore jeune qui doit encore se développer. Il a été sérieux, bosseur et nous a permis d’aller gagner le match à Evreux et ça, le groupe s’en souvient. C’est un garçon qui laisse un bon souvenir.

Assane Ndoye est arrivé récemment, que peux-tu nous dire sur lui ?

Assane est un garçon très discret. Il est très très athlétique ! Il a des qualités encore à développer et a tout à fait le profil d’un joueur de Pro B qui pourra jouer en Pro A. C’est aussi un gros bosseur. Je pense qu’il est très bien tombé avec Mickaël qui malgré les impératifs de devoir gagner des matchs continue à mettre un point d’orgue à continuer de faire progresser les joueurs individuellement. Je pense que c’est très bien pour lui d’être là. En l’espace de peu de temps, il commence déjà à trouver sa place dans le groupe et a déjà gagné le respect de ses coéquipiers.

Sa venue à Blois est donc une bonne chose pour lui, pour l’ADA Basket et pour l’Elan Chalon ?

C’est vraiment du gagnant / gagnant ! Assane va avoir la possibilité de s’aguerrir. Il va pouvoir progresser dans la compétition et encore une fois, il est avec un coach qui va le faire progresser individuellement.

Comment sens-tu le début de la phase retour ?

Je pense que la bonne attitude est d’avoir les crocs. On est quasiment revenu à l’équilibre et on a montré qu’on pouvait jouer contre tout le monde. Lors de la phase aller, il y a quelques matchs qui ont généré beaucoup de frustration (Denain, Saint-Quentin, Aix-Maurienne ...) Ça doit nous donner les crocs pour gagner contre ces équipes lors des matchs retour. Maintenant quand on voit qu’on a gagné à Nantes, à Lille et qu’on est capable de mettre 20 points à Bourg en 2ème mi-temps, il est hors de question de réattaquer un match comme on l’a fait à Bourg samedi dernier. On doit aussi se remobiliser dans l’investissement défensif. On a beaucoup progressé en attaque mais on encaisse par contre davantage de points. Il faut qu’on reste performant des deux côtés du terrain.

Est-ce qu’il y a un objectif qui est fixé entre vous ?

Notre objectif est de gagner les matchs quand on rentre sur le terrain, surtout quand on sait qu’on peut jouer les yeux dans les yeux avec tout le monde. Ce qui serait bien, c’est qu’on puisse se détacher rapidement du dernier paquet. Plus vite on aura atteint les 12 ou 13 victoires nécessaires pour le maintien, plus vite on pourra jouer encore plus libéré. Il est en tout cas préférable d’être poursuivi que d’être poursuivant. On a quand même des raisons d’être confiant.

Merci Benjamin et bonne suite de saison à toi et à toute l’équipe !



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