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#INTERVIEW : Eric Boateng


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A l’image de cette dernière victoire à Vitré, l’ADA Basket réalise une très grande saison. On imagine que c’est une grande satisfaction pour toi d’avoir pris part au projet de l’ADA Basket ?

Absolument, superbe ville, des gens merveilleux, des super coéquipiers, des coachs super investis. On a juste à continuer à travailler pour atteindre nos objectifs, continuer à progresser en tant qu’équipe et continuer notre chemin cette saison. Je retiens que nous avons travaillé dur, nous relevons des challenges chaque week-end grâce à notre travail qui paye.

On te sent vraiment très investi au sein de l’équipe. Au delà de tes statistiques qui sont très bonnes, tu effectues également un gros travail de dissuasion dans la raquette qui ne se traduit pas forcément dans les statistiques. Peux-tu nous parler de ton rôle au sein du dispositif de Mickaël Hay ?

On a tous des responsabilités individuelles, en attaque comme en défense. L’équipe doit fonctionner au mieux, je dois toujours être attentif à ça. Tous mes coéquipiers sont pareils, on doit faire ce que le coach attend de nous, c’est le cas et c’est pourquoi nous sommes sur la bonne voie. Pour ma part, je sais que je progresse mais j’apprends encore beaucoup et je sais que je peux faire mieux. Défensivement mon rôle est d’être actif et de beaucoup communiquer, rester concentré sur les qualités de l’équipe adverse. En attaque c’est un peu la même chose : mon activité doit « créer » des choses pour l’équipe : prises de position, courses, finition…

Tu es international britannique et tu as notamment participé aux JO de Londres en 2012 avec la Grande-Bretagne. Est-ce ton plus beau souvenir en tant que basketteur ?

C’est clairement le plus grand honneur que j’ai eu en tant que sportif. Lors de mes premières convocations, j’étais vraiment fou de joie ! Avec le temps c’est un sentiment d’appartenance, de fierté. Pour les JO même après 4 ans je sais que ça restera gravé dans ma mémoire, le temps passe vraiment vite. C’était nos premiers JO en tant qu’équipe, notre équipe est liée par cette aventure.

Au delà de faire partie de l’équipe de Grande-Bretagne depuis 2007, tu es également entré au sein du comité national olympique anglais. Peux-tu nous expliquer pourquoi et quel est ton rôle ?

En fait il s’agit d’un bureau de 12 membres issus de différents sports. Ce groupe de travail permet d’aider les athlètes pour qu’ils soient dans les meilleures dispositions possibles. Nous avons tous des carrières et des parcours différents, notre rôle est de faire remonter les bonnes informations pour que les internationaux britanniques soient dans les meilleures conditions de préparation pour réussir. Je ne dois pas me contenter de donner mon avis en tant que basketteur mais de prendre un point de vue un peu plus général.

Tu as notamment joué aux Etats-Unis où tu as côtoyé des basketteurs connus mondialement, mais aussi en Allemagne, en Grèce et donc en France (Mulhouse et Pau-Lacq-Orthez). Quel est le pays dans lequel tu t’es le mieux senti jusqu’à présent ?

Chaque expérience a forcément été très différente, je dois dire que c’est génial d’être en France, apprendre un peu la langue et s’imprégner de la culture. Ma chance est d’avoir cette possibilité de jouer au basket dans des contextes différents et de me nourrir de différentes cultures, personnalités et des gens tout simplement. Pour ce qui est de la France, j’ai forcément un lien spécial ne serait ce que pour le rugby (rires) ! Vous êtes nos rivaux ! Plus sérieusement, nos pays sont très proches mais tellement différents, c’est aussi ce qui rend cette vie passionnante.

Tu es aujourd’hui focalisé sur le basket mais tu as visiblement déjà bien préparé ton après-carrière. Tu possèdes d’ailleurs un diplôme en Sciences Politiques. Sais-tu aujourd’hui ce que tu feras à l’issue de ta carrière de basketteur ?

Je n’ai pas encore d’idée précise, j’ai plein d’idée sur ce que je peux faire mais ce n’est pas concret. Aujourd’hui je suis concentré sur le basket, apprendre des langues. Mon diplôme me donne une base qui me permettra de construire plus tard. Les sciences politiques m’ont attiré car j’ai toujours été ouvert sur le monde, politiquement, socialement ou économiquement. Déjà enfant, je regardais la BBC le soir avec les infos internationales, j’aime lire et écrire depuis toujours, donc ce choix était naturel. Tous ces éléments m’ont conduit dans cette direction.

Si l’ADA réalise une grande saison, elle le doit notamment aux partenaires et aux supporters qui soutiennent le club. Un petit mot pour eux ?!

Pour ma part l’enthousiasme et le soutien continu du public et des sponsors est une vraie force. Je suis humble et impressionné par l’investissement de tous ces gens, on sent que le club compte énormément pour beaucoup de monde. Participer à apporter du bonheur à ce public donne un sentiment particulier, celui d’avoir conscience de faire partie de quelque chose. Il y a tellement de supporters qui viennent aussi à l’extérieur, c’est incroyable à observer, je suis très impressionné. Au final c’est un travail d’équipe, on bosse dur à l’entrainement mais le public apporte sa force avec le bruit et le soutien, et cette équipe là nous met dans la bonne direction !



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