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Simon Elhaïk : "Blois part avec un petit avantage"


Originaire d’Evreux, Simon Elhaïk est de retour à Blois pour assister au match entre l’ADA Basket et l’ALM Evreux. Celui qui a été l’assistant de Guillaume Quintard pendant quelques semaines et ensuite de Mickaël Hay entre décembre 2013 et Mai 2016 sera ce soir un spectateur un peu particulier. Il couvrira en effet la rencontre depuis la tribune de presse pour le journal local Eure Infos. Champion de NM1 la saison dernière avec l’ADA Basket, Simon Elhaïk nous parle de son expérience à Blois, de ses projets, de son tour d’Europe en Vélo et aussi du match de ce soir qui sera forcément très particulier pour lui.

Tu projetais d’effectuer un Tour d’Europe en Vélo l’été dernier. Où en est ce projet ?

J’avais effectivement ce projet en tête l’été dernier quand je suis parti de Blois et il va se concrétiser très prochainement puisque je vais partir d’Evreux le 21 Mai pour un tour d’Europe où je vais traverser une quinzaine de Pays (Italie, Balkans, République Tchèque, Pologne, Allemagne, Pays-Bas, Grande-Bretagne…). La première étape de mon voyage se fera à Blois les 23 et 24 Mai. Je serai rejoint de temps en temps sur des courts passages par mes frères et quelques amis.

Pourquoi partir comme ça à l’aventure ?

C’est avant toute chose une vraie aventure humaine ! Ce sera aussi en quelque sorte une parenthèse qui me permettra de me détacher un peu du monde et des nouvelles technologies.

A la Toussaint, tu étais venu à Blois en vélo depuis Evreux ?

Oui. A la base, je devais encadrer le camp de 3 jours pendant les vacances mais il avait été annulé. J’avais envie de revoir des amis et c’était la première fois que je revenais depuis début Juillet. J’avais malgré tout participé à l’encadrement des stages de jeunes avec Damien (Belliard) et Fabrice (Bonamy).

Ta décision de quitter l’ADA Basket sur une accession en Pro B a pu surprendre. Pourquoi cette décision ?

C’est une décision que je n’ai pas pris sur un coup de tête. C’était mûrement réfléchi. Je me posais déjà la question l’année précédente mais je n’ai pas voulu partir sur un échec après la finale perdue face à Vichy en 2015. Je sais aujourd’hui que j’ai pris la bonne décision. Cela m’a permis de réfléchir sur mon avenir et sur d’autres projets. J’ai vécu trois super années sportives mais qui m’ont aussi permis de me rendre compte que je ne voulais pas rester dans le sport professionnel. Les gens me manquent mais pas le métier donc je ne regrette pas ma décision.

Si tu devais faire un petit bilan de tes 3 années à Blois…

Si j’avais un seul regret à avoir, ce serait de ne pas avoir eu le sentiment de pouvoir profiter pleinement du milieu. Je me suis davantage confronté aux problèmes qu’aux petits plaisirs de travailler dans cet environnement. Lors de ces 3 années, je n’ai jamais su me mettre des limites. Après j’ai eu la chance de côtoyer un coach et des joueurs de haut niveau avec lesquels j’ai pu partager des moments uniques, que ce soit de joie ou bien de déception. Cette expérience m’a aussi aidé à développer diverses compétences et d’aller beaucoup plus facilement vers les autres.

Quand tu es parti de Blois, tu ne savais pas encore ce que tu envisageais professionnellement pour la suite. As-tu avancé ?

On peut dire que oui. Je sais maintenant que je veux travailler dans un milieu avec des enfants. Il n’est pas improbable que je devienne professeur des écoles ou éducateur sportif. Le côté pédagogue que j’ai pu développer avec des jeunes lors d’entraînement me conforte dans ce choix. Une chose est sûre, je ne veux plus faire du basket toute la journée.

Que fais-tu depuis ton départ de Blois ?

Au début, je m’étais dit que j’allais couper avec le basket, penser à moi et faire du sport. Je pensais travailler en intérim mais je ne l’ai finalement pas fait. J’ai rapidement été sollicité par l’un de mes grands frères, journaliste, pour travailler pour Eure Infos, un bi-hebdomadaire. Je fais des piges et des reportages pour le sport local, notamment le football mais aussi l’ALM Evreux Basket dont je couvre les matchs à domicile. Je bosse environ 10h par semaine pour Eure Infos.

Est-ce que tu as gardé contact avec des gens de Blois ?

Oui ! Avec pas mal de gens avec qui je bossais et aussi avec quelques bénévoles et des supporters. Je suis déjà revenu 4 ou 5 fois depuis l’été dernier.

Que penses-tu de la saison de l’ADA Basket, actuellement 4ème du classement après 24 journées ?

Je ne suis pas vraiment surpris et la dynamique actuelle ne m’étonne pas. Connaissant bien l’exigence et le plan de jeu ambitieux de Mickaël (Hay), ça peut paraître normal que l’équipe n’était pas prête au début de la saison. Elle n’a qui plus est pas été épargnée par les blessures. On ne forme pas un groupe en un claquement de doigts, ce serait trop simple. Blois, au même titre que de nombreuses autres équipes, aura ses chances en cas de qualification pour les playoffs. C’est vraiment difficile de savoir aujourd’hui qui accompagnera la JL Bourg (que je vois terminer 1er) en Pro A.

Que peux-tu nous dire sur cette équipe d’Evreux que tu vois jouer très souvent ?

Le récent changement de coach (Laurent Sciarra a été remplacé par Fabrice LeFrançois) leur a je pense fait du bien. L’effectif n’était pas derrière Sciarra. C’est une équipe qui pour moi reste assez déséquilibrée avec beaucoup de jeu rapide et du tir à 3 points. Le meneur, Corin Henry, est vraiment le facteur X de cette équipe. Même s’il avait produit des statistiques lors du match aller, je me souviens que l’ADA Basket avait bien défendu sur lui.

Tu assisteras donc au match ce soir soir ?

Oui, je serai en Tribune de Presse pour couvrir le match. J’avoue que ce sera un sentiment certainement très bizarre. Ce sera à n’en pas douter un moment très particulier pour moi.

Un favori ?

Je pense que Blois part avec un avantage avec sa profondeur de banc et son intensité. Après, Evreux peut gagner contre n’importe qui grâce à sa puissance offensive même sans forcément être hyper performant dans d’autres secteurs du jeu.

Qu’à tu envie de dire aux gens qui vont te lire ?

Continuez à supporter le club ! C’est un club qui a toujours la même âme mais qui a besoin de grandir et d’évoluer. Il faut accepter que le club grandisse et se professionnalise. C’est une nécessité pour exister dans la cour des grands.



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